Histoire

Monible autrefois

C’est en 1377 déjà que l’on trouve une trace de l’existence de la localité de Monible dans un accord de partage des dîmes avec Bellelay et Moutier-Grandval. Quelques brèves traces sont évoquées en 1403, 1561 ou en 1568. En 1746, on trouve une supplique de la communauté de Monible au prince-évêque Joseph-Guillaume Rinck de Balstein contre la répartition des travaux de construction de la route.
 
En 1797, les troupes françaises envahissent la Principauté épiscopale de Bâle et la région est annexée au Département du Mont-Terrible, puis à celui du Haut-Rhin en 1800.
Le 20 mars 1815, le congrès de Vienne rattache l’ancienne Principauté épiscopale au canton de Berne et Monible fera ainsi partie du baillage de Moutier.
 
En 1817, un règlement d’administration des biens communaux est adopté, celui de la commune des habitants suivra en 1837, en même temps que le règlement d’organisation de la commune bourgeoise.
Dans les années suivantes, il est question d’un chemin vicinal entre Monible et Châtelat, de l’incendie de trois maisons en 1845 ou encore de la fièvre aphteuse.
 
En 1849, le préfet du district de Moutier autorise le martelage de bois pour la construction de la nouvelle galerie de l’église réformée de Sornetan.
Un tournant le 2 avril 1853 avec l’acceptation, par les assemblées communale et bourgeoise, de créer une commune mixte auquel est associé un partage des biens.
 
Le 21 avril 1858, le Gouvernement bernois doit intervenir à Monible suite à un désordre dans la comptabilité. Les autorités et l’assemblée communale sont placés sous tutelle jusqu’en 1864, soit six ans. C’est durant cette année-là que le préfet constate que toutes les plaintes sont liquidées et qu’il peut homologuer les comptes de la période de tutelle.
 
Il est question de fusion, comme dans les autres localités formant désormais Petit-Val, en 1873. Deux années plus tard, la commune de Monible est à nouveau placée sous tutelle. L’administration a probablement été confiée à la commune voisine de Châtelat durant, comme en atteste les documents retrouvés dans les archives de cette commune.
 
En 1904, on note une pétition des communes des Franches-Montagnes et du Petit-Val pour un service postal de diligence compatible avec la future ligne de chemins de fer Saignelégier – Glovelier, puis, en 1925, une revendication d’un service d’automobiles postales de Moutier à Petit-Val. 
 
A noter que 90 ans plus tard, les transports constituent toujours un souci majeur pour les autorités et l’éloignement des localités, les différents axes routiers et ferroviaires ont un fort impact sur les déplacements dans le Petit-Val.
Les armoiries communales sont homologuées en 1947 par le Gouvernement bernois. Jusqu’en 1973, peu de faits marquants si ce n’est le droit de vote donné aux femmes en 1968.
 
Le regroupement scolaire dans le Petit-Val est décidé en 1973 et il permettra l’ouverture d’une classe enfantine en 1981 à Monible.
 
Fait divers tragique le 20 mai 1977 avec la chute d’un petit avion civil sur le territoire communal et le malheureux décès de son pilote.
 
Après avoir voté durant de nombreuses années en formant un cercle électoral avec Sornetan, la commune de Monible décide en 1984 de voler de ses propres ailes et d’avoir son propre cercle.
 
Avant de fusionner, la commune de Monible va connaître sa troisième « mise sous tutelle ». En effet, suite à l’impossibilité de former des autorités, le préfet du district de Moutier ordonne une administration extraordinaire. Celle-ci sera confiée à Daniel Schär.
 
Au soir du 31 décembre 2014, Monible et son  titre de plus petite commune du canton de Berne disparaît pour faire place à Petit-Val. La fusion – seul projet accepté au premier vote dans le Jura bernois, devient effective.
 
Dans le Dictionnaire du Jura, on trouve un ressortissant de Monible. David Juillerat, naissance environ en 1574 à Monible, et  décès le 17 février 1637 à Bellelay.  Etudes à Bellelay, Porrentruy et Dillingen (Bavière). Prof ès à Bellelay en 1597, ordonné prêtre en 1601. Curé de Boécourt, prieur de Grandgourt (1611), maître des novices et sous-prieur à Bellelay (1612), puis bref séjour à Pont-à-Mousson (Lorraine). Abbé de Bellelay en 1612.
 
Sous son abbatiat, l'église de Perles est rénovée, le chemin de Montbautier (comm. Saicourt) achevé (1618), l'église des Genevez reconstruite (1619), l'abbaye alimentée en eau par de nouvelles fontaines (1623, 1627), la Courtine délimitée et abornée (1625-1628) et la maison de Bellelay à La Neuveville reconstruite (1633).
 
A la fin de sa vie, David Juillerat dut faire face à une épidémie de peste et à l'occupation de son abbaye durant la guerre de Trente Ans.

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